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15 janvier 2011

Goûter d'anniversaire

Préparer les pochettes surprises pour les filles à la cerise...




C'est tout bon...

Préparer les pochettes garçons et les bonbons...





Il ne reste plus qu'à gonfler les ballons, cuire les galettes, se détendre et attendre ses invités...






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19 décembre 2010

Mon sapin 2010

Pour Féesmaison, une petite photo de mon sapin 2010. Encore très très vert, sans doute le reflet de mon manque de verdure!







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29 janvier 2009

On ne sort pas de ces lignes indemne...



Je me rends compte qu'il est difficile de trouver une cohésion dans ce blog, quoique finalement, il y a tout de même un point commun entre tous ces articles, j'en suis à l'origine...peut être ressens-je le besoin de vous préciser la chose pour simuler une transition entre mon aspirateur et le texte qui va suivre...

Je vous avez parlé ici même il y a quelques temps, du roman d'une de mes amies, Valentine Goby, Qui touche à mon corps, je le tue.

Viens de paraître chez Senso, un texte de Valentine,
Méduses, que je vous fais partager aujourd'hui avec son aimable autorisation. Valentine Goby, une fois de plus, est l'auteur de ces mots qui, tels une nuée de petites fléchettes, ne ratent jamais leur cible.


"Méduses

par Valentine Goby

L’appareil photo autour du cou, je les regarde errer derrière la cataracte qui voile leurs cerveaux. Douze ans, moins peut-être, ils ont l’œil vitreux des vieux, ils ont vécu, c’est-à-dire assez souffert, ne veulent plus voir ni être vus. Autour de leurs bouches les sacs plastiques gonflent, rond, laiteux dans la lumière des phares, les halos des lampadaires, puis se rétractent, vides, réduits à une peau qu’un coup d’ongle suffirait à percer comme les mauvais préservatifs qu’on leur glisse dans la main, une fois la pochette déchirée d’un coup de dents et recrachée par terre, pour qu’ils la déroulent sur un sexe en érection. Les sacs enflent, et avec eux les logos de grandes marques de jeans, de soda, de burgers en grosses lettres rouges, pleins de l’air de leurs poumons malades, mélange de CO2 et de colle à chaussure ; ils fanent, se froissent, et les visages réapparaissent jusqu’à ce que gonfle à nouveau la bulle translucide, inspire, expire, jeu de cache-cache, c’est la figure de l’enfant ou la poche d’air, elle s’épanouit, se résorbe, telle les méduses de mon enfance - non les coupoles flasques, rosacées rejetées sur plages du midi qu’on taquinait du bout d’un bâton et qui nous brûlaient les jambes, mais les formes graciles issues des abysses, les globes de verre, gelées brillantes, corolles diamantées sur fond de ténèbres qu’on regardait, la bave au coin des lèvres, s’épanouir et se contracter par dizaines, en silence, le front contre la vitre de l’aquarium.

Sur les photos, les visages débordent à peine de la circonférence des sacs. Ce sont des têtes de sacs, sans yeux, sans nez, sans bouche, aux cheveux noirs, des enfants méduses. Ils ont la même peau, diaphane, couleur café crème mais tatouée de cernes, de veines violettes, de pinçons de suçons d’hématomes noirs, verts, jaunes, trop fine pour faire barrage au monde extérieur ; et des tendons au bord de la rupture. Ils marchent, vagues, en long t-shirts clairs le long des routes noires de Manille, les pupilles dilatées, les yeux en sang. Ils ne voient rien ; ne sentent rien, les pieds pleins de crevasses, de champignons, le sida au ventre ; ni faim, ni soif, ni sommeil, ni les coups, ni la mort, ils flottent, la méduse vissée aux lèvres, provisoirement colmatés par la colle, et quand l’effet s’estompe ils pourraient tuer ceux qui les ont mis là, au monde, sauf qu’ils ont fichu le camps depuis longtemps, ou bien c’est eux, ils ne savent plus, quelqu’un est parti en tout cas, il ne reste que Dieu et la Sainte Vierge.

Maintenant ils rient. Ils s’agglutinent autour des éducateurs de rue et devant mon appareil photo, les mains en revolvers contre la joue – façon James Bond - , de part et d’autre du visage - à la GI -, ils entourent un garçon au sac palpitant, plein, vide, plein, vide, qui trébuche, fixe l’objectif, tombe, se couche, puis c’est le tour d’un autre, picture, picture ! inspire, expire, ils font des cornes derrière sa tête, tirent la langue jusqu’à ce que son visage ressemble à celui d’un mort, qu’il s’écroule et roule et sombre dans un sommeil de marteaux piqueurs, la tête écrasée de douleur, et d’oubli. Ils ont quelques années à vivre sous toluène, xylène, benzène, diluants de peinture, acétones, trichloroéthane, essence à briquet, hydrocarbures avant la mort subite par arrêt cardiaque, asphyxie, dommages de la moelle épinière, du foie, des reins, ou bien, avant cela, de tous les possibles du sida. En attendant ils vivent et quand les crampes vrillent leur estomac ils volent à l’étalage, des carottes, des choux, surtout en pleine nuit à la fin du marché, ils rampent sous les étals ramassant pommes pourries, fanes, morceaux de pain traînant dans la boue, la pisse, le jus de détergeant, de viande où les mouches ont déjà pondu, ils me montrent un sachet plein de feuilles vertes et de fruits jaunes et une boîte de sucre ; ils se mettent à croquer, ou à sucer les petits rectangles - il y en a qui n’ont plus de dents.

Un jour c’est Noël, dans un parc de Manille. Moi, mon appareil photo. Il y a dans les coffres des camionnettes de la Fondation des repas sous emballages polystyrène financés par KFC, poulet, riz au ketchup, génoise et mousse au café, des jus de fruits et du coca. Des cartes postales avec la Tour Eiffel, l’Arc de triomphe, les remparts de Saint-Malo, le port de Marseille, des sacs entiers venus de France, elles pleuvent sur leurs têtes aux échos d’enclume, leurs doigts collants, ils les regardent à peine, ils les saisissent quand on les leur tend, ils en ont plein les doigts, ils mangent avec les doigts, le CD player hurle des airs d’R&B. Il y a des peluches qui sentent le neuf, des sacs à dos promotionnels Colgate ou Crédit Lyonnais, des stylos, des paquets brillants posés sur l’herbe et, à mes pieds, cette petite fille de huit ou neuf ans qui n’a pas pris de repas, qui tend la main vers une poupée tyrolienne, caresse ses tresses un peu défaites, les replace sur chaque épaule, bien symétriques, tente d’asseoir la poupée entre ses jambes, elle est trop molle pour tenir la position, l’appuie enfin face à elle contre une pile de boîtes en polystyrène, la regarde. Sourit. Prend un sac en plastique, souffle dans la colle, l’absorbe, alors des tresses lui poussent dans la tête et sous la peau, une robe jaune à boutons nacrés.

Il reste des sphères blanches éblouissantes à la place des visages, sur les photos noir et blanc 1M X 2M de la galerie. Des ombrelles, c’est le nom de la partie molle des méduses, déployées contre mon flash, contre toute lumière sauf une, éphémère, invisible, qui brûle dans la tête."

06 janvier 2009

Un petit jeu...


Il y a un petit jeu pour gagner des cartes de vœux sur mon blog pro



si vous voulez tenter votre chance, cliquez ICI!


11 décembre 2008

Weekend cadeaux!


En ce moment c'est la valse des ventes de Noël!

Alors je vais commencer par les expos poussines:

Mes poussins sont exposés actuellement à Lorient, jusqu'au 31 janvier, à la boutique Entre Cha et Ra, au 34 cours de la Bôve, aux côtés des tableaux en relief d'Elisa Granowska.














Ce vendredi 12 décembre, vernissage chez Koët, poussins, dessins de Maello, céramiques, châpeaux, vous êtes les bienvenus...fin de l'exposition dimanche 19h00
















Jusqu'au 20 décembre,au 57, rue des Vinaigriers 75010 , Réinventez Noël, des poussins, des poules, plein d'autres créateurs...des jeux étiques...samedi après midi, le Père Noël en personne attendra vos enfants n'oubliez pas vos caméscopes et appareils photo pour garder un souvenir!














Du côté des MuZardises, de jolis protège carnets de santé à commander On line en cliquant ICI,

et des guirlandes étoilées (10€) pour achever de parer votre intérieur!











Dans le 20ème arrondissement de Paris, vous trouverez une vente "merveilleuse" de la Fille du Consul, cliquez sur l'image pour accéder au lien.












La magie de Noël est de nouveau là au Koti de Sari, boutique finlandaise au 3 rue Lemercier dans le 17ème arrondissement. Cliquez sur l'image.



06 décembre 2008

Journée surréaliste



Féesmaison m'avait proposé de l'accompagner au brunch Dyson, vous savez les aspirateurs (entre autres) supers branchouilles qui éliminent toutes les bestioles microscopiques qui squattent votre chez vous...

Après un petit speech sur le personnage de Monsieur Dyson et son histoire, qui était et ça je l'ai bien retenu, un Monsieur qui passait l'aspirateur en 1978...nous avons pu assister aux démonstrations du "matos" à proprement parlé, bluffant il faut bien le dire...

L'image que vous découvrez ci-dessous, un petit slalom avec aspirateur balai Dyson et pas Dyson...vous vous en doutez, le Dyson ça tourne tout seul!



Autour donc d'un sympathique brunch, il y a eu un petit tirage au sort pour gagner 2 aspirateurs...et qui c'est qui a gagné????

et bien c'est
Delphine et moi!

Trop trop contentes évidement! Merci
Dyson!


01 septembre 2008

Rentrée littéraire

Non seulement Valentine est une personne adorable qui gagne à être connue, mais en plus elle est un écrivain de talent qui sait vous toucher directement là où tout résonne...

C'est donc avec joie que j'ai reçu l'annonce de la parution de son dernier roman, qui est déjà sur ma table de chevet...et si vous aussi vous décidez d'aller à sa rencontre...




La Librairie « Comme Un roman » vous annonce la 1ère rencontre de la rentrée :



Samedi 13 septembre dès 17h



avec Valentine Goby pour son nouveau roman



« Qui touche à mon corps je le tue » (Gallimard )



" Virage dans l’œuvre de Valentine Goby, naissance d’une puissance poétique sans concession, épure d’une forme, d’une orbe
parfaite pour ce roman qui dit le cri immense et murmuré de trois êtres emmurés dans le corps, le grand corps social tout autant que
dans leur chair, et qui pourtant trouveront la force de cette liberté : faire le choix de Soi et quel qu’en soit le prix. L'un des très puissants
romans de cette rentrée 2008. " Karine Henry (libraire et modératrice).


Rencontre bien entendu suivie d'un verre !


Librairie Comme un roman - 39 rue de Bretagne - 75003 Paris. Tel : 01 42 77 56 20. Métro : Filles du calvaires / Bus : 96

29 juillet 2008

Le char à bancs

Il est de endroits magiques, féeriques, hors du temps où il fait bon se reposer, se ressourcer, se délecter.


Le char à bancs remplit tous ces critères, havre de paix, si vous passez dans le coin, en Bretagne, près de Saint-Brieux, ou si vous souhaitez faire une escapade en amoureux ou avec loupiots, cet endroit est pour vous!


Pour les amoureux de cochonnaille, les futurs morceaux de potée cuite au feu de bois, et les légumes, grandissent sur place.







Pour les amoureux de galettes et de crêpes, elles sont remarquables.

Vous trouverez également une brocante, des ballades en poney, des jeux, du pédalo...

La seule obligation dans ce petit coin de paradis...


16 juin 2008

Fête des Pères

Un homme n'est jamais aussi grand que lorsqu'il est à genoux pour aider un enfant.

Pythagore



Le rêve du héros, c'est d'être grand partout et petit chez son père.

Victor Hugo


Mon père me demandait toujours de tailler les haies ou d'arracher les pommes de terre. Je voulais bien, à condition que ce fût avec lui.Depuis je n'ai cessé d'aimer le jardinage.

Philippe Vigneron



Extraits de Pour le plus gentil papa du monde, Joseph Vebret.

25 mai 2008

Le dernier de Kilien...

Parce que son métier n'est pas des plus communs, parce que de sa bouche subtilement "papillée" (ça c'est moi qui l'ai inventé)sortent de jolis mots de mets, parce qu'il gagne à être connu et lu...


Voici le dernier né de ce poète de la bonne chère!

C'est ici!

17 avril 2008

Emboîté, déboîté - les boîtes à secret

free music



Sur une idée originale de Sari, 7 boîtes en carton vides, dénichées dans Paris, ont été expédiées du koti parisien vers la Finlande, dans les kotis de 7 artistes finlandaises, puis sont revenues transformées dans le koti de Sari.

Pour celles et ceux qui ne pourraient satisfaire leur curiosité au koti le jour j...en parallèle de l'exposition réelle, une exposition virtuelle...sur chaque blog des artistes concernées.

Ci dessous...toutes les informations!



Du 17. Avril au 17. Mai 2008
Vernissage le 19 Avril
Venez découvrir les boîtes travaillées par sept
artistes finlandaises. De Bruxelles, Hamina,
Helsinki, Oulu, Turku, Ylöjärvi. Sept visions
différentes des boîtes de récupération.
Le 17. Avril les boîtes s'ouvrent aussi sur les
blogs des artistes :
Merja Barry www.kaksikieli.vuodatus.net
Liivia Sirola www.liiviantalossa.blogspot.com
Joola www.palatallessa.blogspot.com
Kati Aviron-Violet www.piilomaja.blogspot.com
Katja Metsätähti www.puhti.blogspot.com
Iris Kiiskinen, Piipa Toivonen
www.rajamaenrykmentti.blogspot.com
Koti
3 rue Lemercier 75017 Paris
tel : 01 42 94 26 07 M° Place de Clichy
du lundi au samedi de 13h30 au 19h30
Bienvenue !




www.liiviantalossa.blogspot.com
www.palatallessa.blogspot.com
www.piilomaja.blogspot.com
www.puhti.blogspot.com
www.rajamaenrykmentti.blogspot.com

08 avril 2008

Hotel de la mer, Jérémy Liron



Parce que j'apprécie le bonhomme, parce que j'apprécie l'artiste, parce que je fais partie de ses collectionneuses et à mon grand bonheur et honneur de ses garde-toiles...

Je vous présente ici même la nouvelle exposition de Jérémy Liron



à la galerie Isabelle Gounod à Boulogne Billancourt.

Ci-dessous, un article concernant
l'expo, il faut cliquer pour agrandir, ça ne sert à rien de se coller le nez contre l'écran, ça fait des traces et on ne voit pas mieux.

A ne pas manquer!

20 mars 2008

Exposition!!!

free music



La jolie boutique GRIBOUILLAGES, exposera mes poussins du 1er au 30 avril.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.



Si vous êtes interéssés et dans les parages, n'hésitez pas à venir y faire un petit tour!

14 février 2008

La saint des amoureux business ou occasion?

free music


Je trancherai pour business, sans aucun doute, mais avoir son chéri toute la journée rien que pour soit, ça me va dans le genre business...

Aujourd'hui, je suis allée dans deux de mes boutiques à douceurs préférées...

Tout d'abord, celle de Gérard Mulot,
dans le 6ème arrondissement de Paris, ancien pâtissier et boulanger de mon ancien quartier et accessoirement père d'une de mes meilleurs amies, juste pour dire que j'ai souvent testé!

Délice des yeux, des papilles, je ne saurais trop vous conseiller de ne pas forcément vous ruer chez un de ses concurrent voisin et direct, j'ai nommé Pierre Hermé.


les macarons y sont divins...et oui il n'y a pas que Ladurée!
...et les Amaryllis...de folie...




Dans mon 17ème, passage incontournable pour les amoureux du bon vin et de la joie de vivre...

Le vin en tête

qui a eu une pensée toute particulière pour les célibataires, qui après un petit détour par chez eux, pourront noyer leur chagrin dans le divin breuvage, ou se payer une bonne tranche de célibataire sans contrainte!



N'hésitez pas à cliquer sur les photos, pour les agrandir et découvrir les élixirs célibataires!






Moi j'ai tranché, pour un délicieux vin de paille afin d'accompagner le dessert!





Dans la vitrine du Koti de Sari, rue Lemercier, un coeur finlandais!



Alors une très bonne soirée à vous tous et à Ginette!

08 janvier 2008

Evènements, les tableaux de Virginie Gervais-Marchal en boutique!

Depuis quelques temps déjà, Emmanuelle tient boutique 109, rue Lamarck dans le XVIIIème.


Une boutique comme on les aime, colorée...

où l'on trouve un peu de tout à des prix sympas, vieux meubles de charme, mobilier customisé, cages à poissons

et petits objets de créateurs.

C'est donc là bas que vous trouverez, en tous petits triptyques, ma série poussins!



si, si, regardez bien aux pieds du cheval à bascule...



le poussin fleur bleue



le poussin qui essaye de décrocher sa belle de la lune...




la petite fée qui ne sait pas encore bien se servir de sa baguette



le poussin il m'aime, un peu...



le poussin qui voulait une sucette


l'aqua-poussin


le poussin bouée, aïe il est coincé!



le poussin qui voulait béqueter un papillon, sauf qu'il faut inverser le premier et le dernier tableau.